Les enfants du passé, de Luce Basseterre

13 février 2017 par Sylfraor

Comment, plus de 6 mois sans écrire de chronique ? Vraiment ?
Bon d’accord, j’ai laissé d’autres activités prendre le pas, avec un enfant, trop de travail, des maux de dos, mais aussi pas mal de lecture.
J’ai plein de livres lus derrière moi dont je n’ai pas parlé. Alors j’ai décidé de prendre l’une des lectures qui m’a laissé un superbe souvenir et de revenir poser quelques lignes par ici.

imagesLes enfants du passé, c’est une œuvre de science-fiction, un space opera regorgeant de voyages interplanétaires, de grands vaisseaux et de technologie. L’auteur ne fait pas à l’économie sur le décor du roman et propose une vision riche et détaillée de son univers, dans le présent de l’intrigue et dans l’histoire de l’essaimage dans la galaxie. En effet, le passé des personnages est l’occasion d’apercevoir comment l’humanité a quitté la Terre pour coloniser d’autres planètes.

L’intrigue est plutôt sombre, et l’on cherche à comprendre qui sont ces jeunes manifestement mis au monde pour connaitre un sort d’esclaves des plus dociles. Djaël, pilote historique de l’essaimage qui occupe à présent une place dans l’ombre de la société, va d’abord fortuitement recueillir l’un de ces esclaves, Oshi. Ils vont ensuite apprendre à se connaitre et remonter le fil de ce trafic. Si l’enquête sert de fil conducteur au récit, ce n’est pas la force de ce roman, la fin étant même un peu légère à mon goût sur cet aspect.

Ce qui va donner à ce texte tout son sel, ce sont chacun des personnages. Le récit est l’occasion de raconter les changements que chacun d’eux est amené à faire à un moment ou un autre de sa vie. Qu’il s’agisse de l’émancipation d’Oshi, de son attirance réciproque avec Djaël, du sort des métis ou plus simplement de la peur de s’attacher, les personnages ne nous laissent pas indifférents. La transposition dans cet univers des questions simples comme l’amour au-delà des différences est réalisée de façon très crédible.
Beaucoup de personnages secondaires apparaissent également pour renforcer cette vision d’un monde riche en diversité et haut en couleur.

Voici donc un roman lu sans a priori sur son contenu, juste parce que Voy’el venait de l’éditer. C’est un moment de SF, un peu, mais surtout, pour moi, une occasion de laisser s’exprimer l’optimisme qui n’est que trop contrarié dans notre monde. Les personnages sont confrontés à de sombres moments, mais ont l’occasion de s’épanouir et de propager une confiance en un avenir meilleur qui ne serait pas bâti sur l’oppression.