Un grand cerf, chez Didier Jeunesse

17 avril 2016 par Lodael

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Illustration : Martine Bourre

Voici encore un article qui sort de la ligne éditoriale de ce blog… Mais juste un peu ! Eh oui, nous sommes parents d’un petit dragonneau de 18 mois passés, et j’ai eu envie aujourd’hui de me pencher sur sa bibliothèque. Celle-ci, vous vous en doutez peut-être, est déjà assez fournie, et nous sommes heureux de voir qu’il préfère largement ses livres aux voitures et autres jouets dont sa chambre déborde. Parmi ces livres, il y a beaucoup de classiques, d’imagiers en tous genres, de livres « à toucher » qui décrivent les animaux… Mais il y en a certains qui ont quelque chose en plus, pour lesquels il se passe un truc particulier. Plutôt que de chroniquer ma dernière lecture, de temps en temps, je vous parlerai donc de ces livres qui me semblent en valoir la peine. J’ai découvert celui dont je vais parler aujourd’hui au cours d’une visite au musée de la musique, à la Philarmonie de Paris. La boutique du musée regorgeait de livres pour les enfants, centrés sur la musique et les contes. Après de nombreuses hésitations (j’aurais voulu acheter la moitié de la librairie), je finis par jeter mon dévolu sur deux albums, ou plutôt un livre-disque et un album, chez Didier Jeunesse. Le vendeur me dit « Didier Jeunesse, c’est de loin le meilleur éditeur dans ce domaine ! ». Et je suis en effet tombée sous le charme… des livres, je précise, pas du vendeur, enfin !

J’ai donc acheté Un grand Cerf, dans la collection Pirouette. Cette collection regroupe des albums cartonnés de 24 pages autour de comptines très connues. On y retrouve Pirouette Cacahouète, La famille tortue, Petit Escargot… Pour chacun de ces albums, l’illustrateur est laissé libre de proposer un univers autour de la comptine. J’adore celui du grand cerf, pour plusieurs raisons. D’une part, Martine Bourre propose un univers très automnal, qui évoque un collage qu’un enfant aurait fait avec des fruits et des feuilles ramassés dans les bois. D’ailleurs, on trouve sur le site de Didier Jeunesse une fiche pédagogique (pour les enseignants) proposant de réaliser le décor du livre et les animaux en pâte à sel ! Page après page, Martine Bourre a semé feuilles, fruits, petits bouts de pain ou billes en verre coloré, comme un petit Poucet qui aurait utilisé les trésors de ses poches !

Grand-cerf-2

Une vue de l’intérieur…

Ensuite, la comptine, en elle-même très courte, se décline en plusieurs variantes, qui chacune est reliée à une couleur, une texture différente. Après le lapin et le grand cerf, on trouve le manchot et le grand morse, le renard et l’ours… Toujours avec les mêmes paroles et mises en situation, ce qui donne un vrai rythme à la lecture. Enfin, la chute est géniale. Allez, pour une fois, on ne m’en voudra pas de dévoiler la fin d’un livre que je chronique : le chasseur frappe chez une sorcière qui le transforme… En lapin ! Ce cercle qui nous ramène au début de la comptine est une vraie trouvaille. Et puis, il permet de faire la voix de la sorcière qui ricane (je fais très bien la sorcière qui ricane). Sur la quatrième de couverture, la musique est rappelée pour ceux qui ne connaîtraient pas, et l’on est renvoyé à une version sonore disponible sur le site de Didier Jeunesse.

La prochaine fois, je vous parlerai de mon autre achat du même jour, chez le même éditeur. Il s’agit d’un livre-disque absolument magnifique…