Émile Delcroix et l’ombre sur Paris, par Jacques Fuentealba

16 mars 2015 par Sylfraor

Illustration Thomas Balard

Illustration Thomas Balard

Émile Delcroix est étudiant en Arsestranges, à savoir une forme d’art où l’artiste, par son talent, dépasse la simple expression sur un support. Le résultat va pouvoir alors être très concret, que cela soit un dessin de porte permettant de franchir un mur ou une sculpture qui va s’animer et servir des absinthes.

Émile est inscrit à l’académie des Beaux-Arsestranges et est confronté à la passion pour son art et à celles qu’un jeune homme dans ce Paris du Second Empire va vivre naturellement.

Ce roman nous amène donc à suivre un ensemble d’événements qui nous permettent de voir de nombreux tableaux et des scènes d’actions rythmées. Cela rend la lecture fluide tout en prenant le temps de nous décrire ce monde imaginé par son auteur, divergeant de la réalité de ce siècle par bien des aspects.

Les Arsestranges ressemblent à la magie et on y trouve des similitudes avec d’autres romans initiatiques de jeunes sorciers en devenir. Toutefois, la qualité de cette œuvre est l’originalité du monde décrit, mêlant les images impressionnistes aux éléments fantastiques classiques, le Paris que nous imaginons tous à un Paris du dessous plus mystérieux.

On se plaît rapidement à suivre les aventures d’Émile, Jacques Fuentealba ayant une écriture agréable et une imagination ne manquant pas de muse apparemment.

Regret, à la fin du roman, nous avons encore beaucoup de choses en suspens, pour nous inciter à lire une suite que l’on attend. Si elle est publiée, j’irai sûrement refaire un tour à l’académie.