Xénome, par Nicolas Debandt

21 mai 2015 par Sylfraor

Illustration Alexandre Dainche

Illustration Alexandre Dainche

Xénome, c’est un roman de science-fiction, où la science est fortement présente, par un auteur qui sait de quoi il parle quand il écrit sur le sujet. La branche la plus présente est évidemment la biologie, en particulier la génétique.

Xénome parle d’un futur assez lointain (presque 200 ans), mais tout à fait plausible même si les changements de la société sont radicaux, notamment une séparation en classe sociale aidée par la science. Toutefois, tout n’a pas changé, loin de là, et un certain nombre de sujets sociaux actuels sont très présents dans cette œuvre dystopique. En particulier, c’est un monde où l’individu est à la fois cloisonné comme je le disais, mais aussi surveillé, notamment par sa connexion permanente à un réseau mondial où il ne peut cacher son identité.

Mais le livre ne se résume pas à la dystopie, puisqu’il y a un fil à découvrir, avec ses personnages et ses intrigues.

Le livre démarre par l’éveil de Yann. Il a la trentaine physiquement, mais n’a pas de vie antérieure ni de connaissances acquises. De fait, il se sent un peu perdu à ne pas avoir vécu les années de son enfance pour apprendre les rapports sociaux, comprendre les humains et savoir se trouver une place. Yann est donc un grain de sable dans ses contemporains et comme en plus il se réveille au Louvre, là même où des œuvres ont été volées, il est pris dans un mouvement qui va l’emmener au long du roman.

Pourquoi ai-je aimé ce livre ? Parce qu’il est bien écrit, dans un style qui se lit très fluidement, qui permet de dévorer cela en un dimanche. Parce que c’est de la science-fiction documentée et concrète. Enfin parce que le texte aborde les questions de ce qui nous définit, comme individu, comme membre de la société, comme habitant d’un écosystème.

Mon petit bémol, c’est que je trouve que le dénouement est joué trop rapidement par rapport au reste de la narration et que j’ai été un peu frustré de ne pas avoir plus le temps de le vivre. Comme il reste beaucoup d’éléments seulement abordés sur le chemin pour arriver à cet état du monde, je ne peux qu’espérer que Nicolas nous propose d’une façon ou d’une autre de plonger à nouveau dans cet environnement.