Les Imaginales 2015, première partie: le cadre, l’ambiance

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4 juin 2015 par Lodael

Imaginales-accueil

Au cœur de la verdure se nichent les tentes du festival

Les Imaginales, c’est un festival des mondes imaginaires qui se déroule tous les ans à Épinal, durant la dernière semaine de mai. Les Imaginales, c’est un rendez-vous unique, exceptionnel, malgré le nombre d’évènements du même genre qui fleurissent un peu partout en France tout au long de l’année. Toute personne en ayant fait l’expérience, qu’elle soit auteur, éditeur ou simple visiteur vous le dira : les Imaginales, c’est magique. Il y a ce je-ne-sais-quoi de particulier, qui vous enchante et vous fait revenir année après année, une fois que vous y avez goûté. Est-ce le cadre verdoyant, dans le parc niché au creux d’une boucle de la Moselle ? Est-ce le fait que toute la ville semble respirer au rythme du festival, entre l’exposition à la bibliothèque, l’avant-première au cinéma, et les prix littéraires décernés par des lycéens, collégiens et écoliers de la ville ? Cela est-il dû à la richesse des conférences, cafés littéraires et autres débats qui s’enchaînent dans les lumières changeantes des Magics Mirrors ? Ou bien encore aux discussions qui se poursuivent jusque tard dans la nuit, au gré des rencontres parfois fortuites dans les restaurants, les terrasses de café et les bars où se mélangent exposants et festivaliers ?

Les lumières féériques du Magic Mirror

Les lumières féériques du Magic Mirror

Tout cela concourt à faire de ce rendez-vous une expérience à la fois riche et conviviale. Il faut sûrement faire appel à une forme de sorcellerie pour arriver à donner l’impression à chaque visiteur d’avoir un contact privilégié avec les auteurs, comme s’ils étaient ses amis, alors que les festivaliers se comptent en milliers. Bien que le livre soit au cœur de l’évènement, celui-ci s’est également ouvert, au fil des années, à d’autres formes artistiques, comme en témoignent les manifestations de body painting, les expositions, la fresque réalisée en direct par des artistes durant les quatre jours, et destinée à orner ensuite l’un des établissements scolaires de la ville, ou encore les démonstrations d’escrime artistique.

La fresque du festival, achevée dimanche après-midi

La fresque du festival, achevée dimanche après-midi

D’autres animations proposent une évasion dans l’imaginaire plus ludique, avec la bulle des jeux proposant des tables de jeux de société pour petits et grands, une murder party, ou encore du troll ball, une (lointaine) variante du rugby impliquant des épées en mousse, un peu de course et beaucoup de rires. Et si, pour notre part, nous avons passé l’essentiel du temps sous la bulle du livre à la rencontre des auteurs, nous avons également profité du parc et observé avec intérêt les animations qui s’y déroulaient…

troll baaaaaall !

troll baaaaaall !

Une chose est certaine, il existe une alchimie réussie dans ce festival. Le public ne s’y trompe pas, dont la taille croît d’année en année. Les invités non plus, qui attendent avec impatience ce rendez-vous. Et quand je vous parle d’invités, il s’agit aussi bien de nouveaux talents et d’auteurs méconnus que des plus grands noms de la fantasy et de la science-fiction, qu’ils soient de France, d’Europe ou de plus loin encore. L’une des particularités de ce festival est peut-être justement de parvenir à cet équilibre, toujours délicat, entre la découverte de nouvelles plumes et la présence d’auteurs au palmarès impressionnant et à la file d’attente à l’avenant lors des séances de dédicace. Parmi les invités étrangers les plus attendus, Robin Hobb était présente cette année pour la cinquième fois (sur 14 éditions du festival). Elle confesse, il est vrai, un amour particulier pour la France, et pour les Imaginales. Nous en parlerons longuement dans le prochain article.

La bulle du livre

La bulle du livre

Et nous, dans tout cela, qu’avons-nous vu, qu’avons-nous fait ? Trop peu de choses, en pourtant quatre jours. Il est vrai que notre rythme était un peu particulier, étant avec un bébé, nous nous sommes beaucoup relayés pour profiter du festival tout en lui laissant de longs moments de jeux ou de sieste dans la tranquillité de la chambre d’hôtel. Autant l’année dernière, nous avions pleinement profité des soirées improvisées dans les restaurants du centre-ville avec des auteurs et éditeurs, autant, cette année, nos soirées furent des plus sages. Le jeudi soir, une séance de lecture était bien prévue dans un bar à vin, mais elle fut annulée faute de sonorisation, et notre envoyé spécial, en sage père de famille, décida de rentrer à l’hôtel plutôt que de refaire le monde devant des verres de vin avec certains auteurs. Malgré ces aléas, nous avons pu assister à quatre conférences (dont une que nous ne pouvions rater étant donné le titre du blog), un déjeuner avec Robin Hobb, un pot de clôture, et passer un après-midi hors du festival pour voir nos amis Alexandre et Magali de La dernière terre (livre dont nous vous parlions ici, et dont nous vous donnerons prochainement des nouvelles en rapport avec ce blog). Nous avons pu voir pratiquement tous les auteurs que nous voulions, et acheter tous les livres prévus (et même plus)… Mais de cela nous parlerons en détail dans un prochain article. Qu’il suffise de dire ici qu’une fois de plus, la magie a opéré sur nous. De rencontres en discussions, de conférences en dédicaces, nous n’avons pas vu le temps passer. Qu’il s’agisse d’éditeurs, d’auteurs, de blogueurs ou d’autres visiteurs, de quelques mots ou de discussions plus longues, nous sommes revenus la tête pleine de ces moments partagés, et la valise pleine de nos lectures des prochains mois. L’impression d’avoir passé un temps hors du monde, hors des contingences du quotidien, d’avoir fait le plein de rêves et de bons moments, et une seule envie… revenir l’année prochaine !

La moisson des imaginales 2015

La moisson des imaginales 2015 (un bébé s’est discrètement glissé sur la photo)

2 réflexions sur “Les Imaginales 2015, première partie: le cadre, l’ambiance

  1. […] est difficile de reprendre la plume — ou le clavier — pour se replonger dans l’atmosphère des Imaginales après plus de deux semaines. Pourtant, il ne me semble pas vraiment les avoir quittées. […]

  2. Un bel article passionné, qui rend hommage à ce superbe salon ! Hâte de remettre ça l’année prochaine et j’espère vous y revoir ! 🙂

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